Comment devenir compagnon couvreur : étapes et exigences ?
- Lou Maurica
- 12 sept. 2024
- 3 min de lecture
Le métier de couvreur attire de nombreux jeunes et professionnels en reconversion. Artisan indispensable du bâtiment, il intervient sur l’installation, l’entretien et la rénovation des toitures, garantissant l’étanchéité et la solidité des habitations. Mais au-delà du simple exercice du métier, certains aspirent à devenir compagnon couvreur.
Le compagnonnage est une voie exigeante et prestigieuse qui forme des artisans hautement qualifiés, alliant savoir-faire technique, rigueur et transmission des traditions. Comment accéder à ce niveau de reconnaissance ? Quelles étapes franchir pour obtenir le titre de compagnon couvreur ? Cet article détaille les conditions, les formations et le parcours à suivre.
À retenir
Le métier de couvreur s’apprend via un CAP ou un BP en couverture.
Le compagnonnage est une formation exigeante alliant pratique, mobilité et excellence artisanale.
Le futur compagnon doit réaliser un « chef-d’œuvre » pour valider son parcours.
Ce titre valorise le couvreur et ouvre des perspectives professionnelles enrichissantes.
La formation de base : devenir couvreur
Avant de prétendre au compagnonnage, il est nécessaire d’obtenir une formation initiale dans le métier. Les diplômes les plus courants sont :
Le CAP Couvreur : diplôme de base accessible dès la sortie du collège, permettant d’acquérir les fondamentaux (pose de tuiles, ardoises, zinguerie, étanchéité).
Le BP Couvreur (Brevet Professionnel) : accessible après le CAP, il permet d’approfondir ses compétences et de gérer des chantiers de plus grande envergure.
Le BTS Bâtiment ou Enveloppe du bâtiment : pour ceux qui souhaitent élargir leurs compétences vers la gestion de chantier et l’encadrement.
Ces formations constituent la première étape indispensable pour acquérir la maîtrise des techniques de couverture et l’expérience pratique nécessaire.
Un jeune couvreur peut ensuite travailler dans une entreprise locale ou évoluer vers des spécialisations comme la zinguerie, la charpente ou encore l’entretien. Certains choisissent aussi d’effectuer un diagnostic toiture complet en complément de leur activité, pour offrir un service plus complet à leurs clients.
Le compagnonnage : un parcours d’excellence
Le compagnonnage est un mode de formation unique en France, reconnu pour son exigence et la richesse de son enseignement. Rejoindre les Compagnons du Devoir ou d’autres associations de compagnons, c’est s’engager dans un parcours de plusieurs années où l’artisan se perfectionne en alternant travail en entreprise et formation théorique.
Le futur compagnon couvreur suit alors un Tour de France : il se déplace dans différentes villes pour travailler auprès de maîtres expérimentés, découvrant ainsi de nouvelles techniques et matériaux. Cette mobilité permet d’élargir son savoir-faire et de s’immerger dans les traditions régionales.
L’une des étapes clés est la réalisation d’un chef-d’œuvre, une œuvre artisanale qui illustre la maîtrise du métier. Ce travail, fruit de plusieurs mois d’efforts, permet au jeune couvreur d’obtenir le titre de compagnon.
Au-delà de la technique, le compagnonnage valorise des valeurs fortes : solidarité, transmission des savoirs, humilité et fierté du travail bien fait.
Les exigences du métier de compagnon couvreur
Devenir compagnon couvreur ne repose pas uniquement sur des compétences techniques. Ce parcours demande :
De la rigueur et de la précision : la toiture exige un travail minutieux pour assurer sa durabilité et son étanchéité.
Une excellente condition physique : travailler en hauteur, manipuler des charges et évoluer en extérieur nécessitent endurance et vigilance.
Un esprit de transmission : le compagnon s’inscrit dans une chaîne de savoir-faire où l’expérience doit être partagée avec les nouvelles générations.
Une ouverture à la mobilité : accepter de voyager et de travailler dans diverses régions fait partie intégrante du compagnonnage.
Ces exigences expliquent pourquoi le titre de compagnon couvreur est si respecté dans le monde du bâtiment.
Les perspectives après le compagnonnage
Une fois compagnon, le couvreur bénéficie d’une reconnaissance professionnelle exceptionnelle. Ce titre ouvre de nombreuses portes :
Travailler sur des chantiers prestigieux (monuments historiques, édifices classés).
Fonder sa propre entreprise et transmettre son savoir-faire.
Accéder à des fonctions d’encadrement et de formation.
Participer à l’innovation dans le secteur, notamment via l’intégration de technologies modernes comme l’inspection toiture par drone.
Cette expertise est également recherchée dans des entreprises spécialisées comme Birdia, qui allient tradition et modernité pour proposer des diagnostics toitures précis et sécurisés.
Conclusion
Devenir compagnon couvreur est un parcours exigeant mais passionnant. Il débute par une formation solide (CAP, BP ou BTS), se poursuit par le compagnonnage et culmine avec la réalisation d’un chef-d’œuvre. Au-delà de la technique, ce parcours repose sur des valeurs humaines et une volonté de transmettre le savoir.
Ce titre prestigieux ouvre de nombreuses perspectives, tant en France qu’à l’international, et permet de participer à la sauvegarde du patrimoine tout en intégrant les innovations modernes. Avec l’essor de nouvelles technologies comme le drone, le compagnon couvreur d’aujourd’hui conjugue tradition artisanale et outils de pointe, garantissant ainsi l’avenir d’un métier essentiel.



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